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Biographie

Même s’ils ont choisi comme nom de scène la dénomination de l’opération lancée contre le cartel de la drogue, il y a peu de chance que l’administration américaine choisisse un extrait de Wagonblues Wheel pour illustrer sa prochaine campagne de propagande. En fait la musique de The War On Drugs présente même une très forte connotation narcotique, à l’instar de celle de Spiritualized ou de leurs compatriotes Brian Jonestown Massacre, pervertissant les items de la musique américaine traditionnelle.

Sous ces atours qui font l’ordinaire de cet Americana "middle of the road" (chant, guitares acoustiques ou électriques, harmonica, rythmique sans fioriture), les compositions du groupe de Philadelphie, mené par Kurt Ville et surtout Adam Granduciel qui signe l’essentiel des compositions, glissent insidieusement vers le bas côté, flirtant avec la sortie de route quand le chant pincé de Granduciel déraille ou que les nappes de synthés vintage font l’effet d’aquaplaning.

Et c’est bien évidemment les accidents mélodiques, les pertes de contrôle impromptues, qui sont les plus excitants ici, quand The War On Drugs provoque un carambolage entre le formalisme de Dylan et la perversion no-wave de Suicide, entre la grandiloquence de Springsteen et le bouillonnement noisy des 80’s prôné par The Jesus & Mary Chain. Alors le groupe s’égare à Buenos Aires Beach, roule de front avec Arcade Fire (A Needle In Your Eyes #16) ou erre vers l’océan sur le magnifique Show Me The Coast (10 minutes de divagations méditatives). Bienvenue à bord de ce Wagonwheel Blues, pervers et passionnant.

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