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Biographie

Formés en 1970, originaires de New York et toujours à l'avant-garde, ils ont fait le son de New York… Ils étaient de la mouvance "pre-punk era" avec tous les autres groupes du Max Kansas City et du CBGB's (Velvet Underground, the New York Dolls, Ramones, Blondie, Dead Boys, Wayne/Jayne County, Richard Hell, Lydia Lunch, … cf. compilations) et aujourd'hui, ils sont vénérés par tout TechnoCowBoy qui se respecte. Peu de groupes (Velvet Underground, Suicide, les Stooges …) ont eu un tel impact sur les autres (aussi divers que: OMD, Human League, Spiritualized, Orbital, Pulp, Soft Cell, Nick Cave, Jesus & Mary Chain, Primal Scream, Chemical Brothers, Luna, Foil, Bloodstar, etc etc).

Alan Vega (Alan Bermowitz) est né à Brooklyn, New York; Martin Rev (Martin Reverby) a grandi dans le Bronx. Alan Vega a commencé comme sculpteur. En 1974 il ouvre une petite galerie dans le lower Manhattan, où il lance le Project of Living Artists, sorte d'espace pluri-culturel (du genre la Factory de Andy Warhol en plus petit) organisant des happenings et expériences artistiques diverses. Ce qui lui a permis de rencontrer un jazz-band: Reverend B., avec un certain Martin Rev au piano (électrique). Ce sera le début d'une aventure de (plus de) 30 ans : ils ont donné un concert en juin 1999 (au CCCP à Barcelone), invités au festival SONAR (techno et musiques électroniques), qui a été traité de démonstration de provocation sonore et d'irrévérence au public.

"Suicide a toujours eu à voir avec la vie. Mais nous ne pouvions vraiment pas appeler le groupe Life. Alors nous l'avons appelé Suicide justement parceque nous voulions revendiquer la vie." (Alan Vega, 1985).
"On avait l'impression que l'Amérique cherchait à divertir les gens. Ce n'était pas notre but. Nous, nous leur servions une tranche de vie." (Alan Vega)

Roy Trakin, pour le premier disque disait : "Suicide ne relève pas de l'aliénation, mais de l'espoir. Ils n'essayent pas de niveler la civilisation et la culture avec des montres robotiques. Suicide survivra à toutes les modes car ils représentent une vérité -unique et experimentale, et pourtant tout à fait accessible et en phase avec la tradition du rock and roll. Suicide est l'alliance de la vulnérabilité d'un Alan Vega et du pessimisme/optimisme boiteux de Martin Rev, cachant derrière un masque stoïque son sens de l'humour."

REVEGA: Martin Rev, Alan Vega"… Je n'ai jamais rien entendu qui soit 'avant-garde'. Pour moi, c'était seulement le blues de New York City." -Alan Vega 1980

Il faut essayer d'imaginer Suicide en concert : Martin Rev avec son Farfisa et sa boite à rytme d'occasion, jouant binaire, pas de guitare pas de batterie. Alan Vega hurlant en menançant le public d'une chaine, jouant à la frappe, provoquant. Evidemment ça terminait souvent en émeute (épreuve d'art ?). Et quand ils faisaient la première partie des Ramones dans un stade … quelle rigolade. Les concerts qu'ils ont donné à Londres en 1998 étaient bien compassés en comparaison, malgré les efforts de Alan Vega. En fait, de manière inexplicable pour beaucoup, un des seuls à les supporter, au point de leur demander d'assurer la première partie des Cars fut Ric Ocasek, qui est toujours proche d'eux.

Après quelques 6 années en retrait, le label anglais Blast First les invite à jouer à Londres pour célébrer la réédition de leur premier album : "Le groupe a joué pendant 4 nuits, complet tous les soirs, au Garage (Londres), au printemps 1998 et les réactions du public comme de la presse ont été si enthousiastes qu'ils ont continué à travailler ensemble, ils ont même joué à New York, leur ville natale, leurs premiers concerts depuis une vingtaine d'années." Après cet évènement, ils se sont remis à tourner, privilégiant les lieux artistiquement marqués, comme le Glasgow Centre for Contemporary Art, le London Institute of Contemporary Art) (en Oct. 2001), la Fondation Cartier (Paris, Feb.2002), le Centre Georges Pompidou (Musée d'Art Moderne de Paris, nov.2002); ils ont aussi été invités aux plus importants festivalsTechno : Sonar (Barcelona, 2000) and Astropolis (Brest, France, 2001).

En 2002 sort leur nouvel album American Supreme, 10 ans après Why Be Blues, réactions des newyorkais à la récession culturelle qui a suivi le 11 Septembre. Des tournées en 2003, 2004 confirment leur retour au devant de la scène, et les montrent toujours aussi créatifs, avec en prime quelques concerts solo, notamment Martin Rev au festival Synthétique Plaisir à Pau, et Alan Vega au pays basque espagnol.
En 2005, sorties du livre Suicide: No Compromise de David Nobalkt, et de A Way of Life et Why Be Blue, remasterisés et avec des CD lives en bonus - et sortie du premier DVD du groupe : live à La Locomotive, Paris.

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