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Biographie

Peter Green né Peter Alan Greenbaum en 1946 dans l'East End de Londre. Issue d'une classe d'ouvrier. A l'âge de 10 ans, il se lance dans la guitare en autodidacte (bien qu'il y eut déjà des musiciens dans sa famille), à 15 ans il quitte l'école pour devenir apprenti boucher (pendant 2 ans il découpe les carcasses, amusant pour un futur végétarien !). Parallèlement, il se passionne pour la basse et démarre sa carrière comme bassiste dans différentes formations locales comme Bobby Dennis And The Dominoes, les Tridents ou les Muskrats, avant de revenir à la lead guitare.

Il enregistre pour la première fois un single en février 1966 avec les Peter B's (Looners), le groupe de l'organiste Peter Bardens (Them, Camel) et du batteur Mick Fleetwood (batteur qu'il retrouvera plus tard). Après un court séjour dans Shotgun Express (Peter B's + Rod Stewart), le célèbre John Mayall, à la recherche de son nouveau guitariste suite au départ provisoire d'Eric Clapton (partit faire une tournée en Grèce de 3mois), réquisitionne Peter Green au sein des Bluesbreakers, aux cotés de John McVie à la basse et de Aynsley Dunbar à la batterie. 3 mois après, PG est de nouveau remplacé par Eric Clapton, de retour mais que pour quelques mois puisque qu'il compte quitter les Bluesbreakers définitevement. PG sera alors rappelé (toujours en 1966) et adopté définitivement en Juillet 1966.

Lorsque les Bluesbreakers débarquent en studio pour enregistrer " A Hard Road ", les techniciens sont surpris de ne pas voir Clapton, mais Mayall leur répond simplement qu'il a trouvé un meilleur guitariste! Commercialement et artistiquement " A Hard Road " est une réussite comparable au précédent album des Bluesbreakers et Peter Green y révèle d'exceptionnels talents de guitariste, dans un registre différent de " God ", moins flamboyant mais d'une fluidité incomparable, avec, en plus, chez Peter, un sens du blues, de la mélodie, de la composition et du chant que ne possédera jamais Clapton. Il n'y eut d'ailleurs pas de réelle rivalité entre eux deux.

En juillet 1967, il fonde Fleetwood Mac (au départ : Peter Green's Fleetwood Mac Blues Band) avec Mick Fleetwood, le guitariste Jeremy Spencer et le bassiste Bob Brunning, (vite remplacé par John McVie). Le premier album va connaître un succès énorme, rentrant dans le Top 5 anglais, chose rare pour un disque purement blues. Au fur et à mesure des albums et des singles, Fleetwood Mac, sous l'impulsion de Peter, va s'éloigner de son idiome de base pour créer son style propre tout en enchaînant les succès écrits par son guitariste :" Black Magic Woman ", " Stop Messin' Round ", " Albatross " (n°1), " Man Of The World ", " Green Manalishi ", " Rattlesnake Shake " et " Oh Well ", qui lance le groupe aux USA.

En 1970, Fleetwood Mac part en tournée aux USA, notamment au festival Boston Tea Party qui donnera naissance à leur triple album Boston live blues qui reste leur œuvre magistral à travers laquelle on peut y entendre leur puissance phénoménale délivré en concert, grâce à leur section rythmique, leur RIFF de guitare accrocheur et la virtuosité de leurs solos. Des morceaux, comme "Black Magic Woman, "Like It This Way", "Jumping At Shadows", "Green Manalishi" et Rattlesnake Shake prennent une toute autre dimension. Peter Green est d'ores et déjà acclamé comme LE guitariste de génie et virtuose.

Petit bémol, lors de cette tournée, le groupe partagera des scène avec "Greatful Dead" qui feront découvrir les vices de la drogue à Peter Green et Jeremy Spencer. Fin 1970 lors d'une tournée en Allemagne Peter Green essaye un acide qui le changera à vie, il ne sera plus jamais le même. Avec l'esprit complètement ailleurs et la pression médiatique, il décide de quitté Fleetwood Mac. Il sort quand même un album solo, " End Of The Game ", qui est en fait une longue jam, dont seul le premier morceau est digne d'intérêt. Les choses vont aller de mal en pis lorsqu'il débarque, armé d'un fusil, chez ses avocats pour leur intimer l'ordre de ne plus jamais lui verser d'argent. Il ne veut plus toucher de royalties et il tire dans le plafond. uite à ces événements, il est interné dans une prison/asile où il est bourré de divers médicaments qui ont pour effet de l'abrutir et de le faire grossir. Apres des années de silence pendant lesquelles il passera deux mois dans un kibboutz et travaillera, entre autres, comme fossoyeur, il reprend sa guitare et enregistre de nouveau en 1977.

A cette époque, à la demande de Mick Fleetwood, après " Rumours ", Warner propose un contrat de 1 million de dollars à Peter Green, mais, au dernier moment, celui-ci le refusera, en dénonçant l'aspect satanique de cet argent qui rendrait sa musique vénale ".

In The Skies ", magnifique album, sortira donc en 1979 chez Créole. Il constitue un groupe et s'engage dans une série de tournées entre 81 et 84, dont une date à Paris le 11 décembre 1982 au Palace. Pendant ce laps de temps, il grave sous son nom quatre autres albums : "Little Dreamer ", " Watcha Gonna Do ? ", " Blue Guitar ", " White Sky ".

Déçu par l'attitude des autres musiciens, à son goût trop préoccupés par les problèmes financiers, et repris par ses vieux démons mystico-médicamenteux, il abandonne de nouveau le devant de la scène et s'enfonce dans une longue période dépressive dont il ressort au milieu des années 90 avec le Splinter Group.

Revenu à ses premières amours, le blues, il semble s'être débarrassé d'une grande partie de ses tourments et réalise coup sur coup quelques albums très remarqués en Angleterre, surtout son hommage à Robert Johnson et un double live du plus bel effet.

Qu'attendre d'un concert de Peter Green et du Splinter Group : tout. Peut-être un mauvais soir où il se désintéressera du spectacle et laissera tout faire à Nigel Watson, peut-être un soir de grâce où il se laissera emporté par son immense talent et son doigté magique.

BB King à dit de lui :"He has the sweetest tone I ever heard, he was the only one who gave me the cold sweats."

Peter Green est un des seuls guitariste à avoir été reconnu comme guitariste de génie et virtuose pendant son heure de gloire.

Chef d’œuvre intemporel et mythique à écouter : Rattlesnake Shake de l'album Boston Blues Live. (Morceau de 24mn, âmes sensibles s'abstenir! )

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