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Biographie

  • Né(e) le

    19 Novembre 1957

  • Né(e) en

    Tel Aviv, Tel-Aviv, Israël

  • Décédé(e) le

    23 Février 2000 (à 42 ans)

Ofra Haza (Hébreu: עפרה חזה, IPA (ʕafˈraːʔ hazˈzaːʕ)) est une chanteuse israélienne née le 19 novembre 1957 à Tel Aviv et décédée le 23 février 2000, elle est issue d'un milieu très modeste originaire du Yémen. Comme dans le cas de beaucoup de citoyens de confession juive dans les pays arabes, sa famille a émigré en Israël dans le contexte de la crise au Proche-Orient.

Si elle fit ses premiers pas dans une troupe théâtrale à l'âge de 12 ans, sa carrière connut surtout son essor après son service militaire, sur la scène de la variété israélienne. Il peut être noté ses premiers albums à l'instar de Shir Hashirim Besha'Ashum'Im (1978), Al Ahavot Shelanu (1980) et Bo Nedaber (1981) qui lui conférèrent une popularité croissante avant de contribuer à la faire désigner comme représentante de son pays lors du concours Eurovision de l'année 1983. Une compétition artistique au bout duquel elle fut classée deuxième des résultats, avec son titre intitulé Chai.

Cet exploit dynamisa sa reconnaissance musicale en Israël mais permit aussi d'étendre sa notoriété à l'étranger. Cependant, il fallu attendre 1985 et l'alliance musicale entre des arrangements pop, de la musique traditionnelle et des chants religieux (textes du rabbin Shalom Shabazi du XVIIe siècle), sur l'album Yemenite songs, pour assister à une véritable consécration internationale. À ce sujet, le titre Im in Alu a conservé le sommet des charts musicaux occidentaux durant de longues semaines et Ofra Haza devient une habituée des plateaux de télévision. Suivront d'autres albums à vocation internationale à l'instar de Shaday et de Desert Wind, qui l'ont amené à travailler aux États-Unis et y effectuer des tournées de promotion.

Parmi ses plus célèbres collaborations, il convient de retenir notamment la participation au morceau précurseur de la musique électronique contemporaine, Pump up the volume du groupe M/A/R/R/S (1987), Paid in Full d'Eric B. & Rakim (article anglais) ainsi que le titre Temple of love, touched by the hand of Ofra avec les britanniques Sisters of Mercy (1992), et surtout Daw Da Hiya en duo avec Iggy Pop. Elle a également travaillé avec Lou Reed et chanté avec d'autres artistes dans Give Peace A Chance en 1991. Son duo avec Paula Abdul avait connu un très grand succès aussi. On raconte qu'elle aurait refusé un duo avec Michael Jackson .

En 1994, elle marque son retour sur la scène israélienne avec l'album Kol Haneshama, au style plus traditionnel et composé de ballades. Une nouvelle consécration nationale lui fut réservée ainsi qu'une notoriété jamais démentie, qui la fit se faire inviter par le Premier Ministre Yitzhak Rabin afin de chanter lors de la cérémonie de l'octroi du prix Nobel de la paix ladite année. Par la suite, elle collabora également au projet des bandes musicales du dessin-animé Le Prince d'Égypte ainsi que du film The Governess.

Sa vie fut cependant interrompue de manière inopinée à l'âge de 42 ans, Ofra Haza mourut au mois de février 2000 de complications immunitaires par contraction du virus VIH. Sa famille avait refusé à l'époque de dévoiler la cause de son décès, avoir le SIDA étant très mal vu dans les régions du Moyen Orient. On dit qu'Ofra elle même tenait à ce que sa maladie reste secrète. Ses derniers jours dans une clinique furent vécus comme un véritable drame en Israël, son état de santé était suivi heure par heure par les télévisions nationales. La patiente admise pour pneumonie pesait moins de 30 kilos, on rapporte que son mari Doron Ashkenazi l'avait séquestrée dans leur maison pendant longtemps, toxicomane, il l'aurait lui-même infecté du virus qu'elle a dépisté bien trop tard et qu'elle pensait honteux, cloîtrée chez elle, elle se mourait à petits feux refusant même d'admettre sa condition. Doron, qui avait auparavant vidé les comptes bancaires d'Ofra, est mort en 2001 d'une overdose. Du parcours d'Ofra Haza, le Premier Ministre de l'époque, Ehud Barak, dira qu'elle incarnait la « success story à l'israélienne ».

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