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Biographie

  • Né(e) le

    1 Octobre 1949 (âge 69)

  • Né(e) en

    Moskva, Fédération de Russie

Evgeni Koroliov, né en 1949, est originaire de Moscou.

Il commence à étudier le piano avec Anna Artobolevskaïa à l’École Centrale de Musique de Moscou dès son plus jeune âge. À cette époque, il est remarqué par deux des plus grands pédagogues et pianistes russes de l’histoire, Heinrich Neuhaus et Maria Yudina qui décident de lui donner gracieusement des leçons. Il intègre ensuite le prestigieux Conservatoire Piotr Ilyich Tchaikovsky de Moscou, dans la classe de Lev Oborine jusqu’à sa disparition, puis dans la classe de Lev Naumov dont il devient l’assistant au Conservatoire TchaÏkovski dès la fin de ses études.

Il quitte l’ex l’U.R.S.S. en 1976, pour s’établir en Yougoslavie avec son épouse. En 1978 il est appelé à Hochschule für Musik de Hambourg, où il enseigne, en pédagogue renommé et recherché, le piano. Evgeni Koroliov a remporté de nombreux prix internationaux dont le Prix Bach de Leipzig en 1968, le Prix Van Cliburn en 1973, le Grand Prix Clara Haskil de Vevey-Montreux en 1977 et le Prix Bach à Toronto en 1985. Evgeny Koroliov a été membre des jurys des Concours Clara Haskil de Vevey-Montreux en 1991 et 1993 ; du Concours Umberto Micheli à Milan en 2001 ; de nombreuse fois du Concours Steinway à Hambourg et du Concours Bach de Leipzig en 2006.

Outre le répertoire classique et romantique, Evgeni Koroliov a des affinités particulières avec la musique pour clavier de J.S.Bach. À l’âge de dix-sept ans, il donnait lors d’un récital à Moscou l’intégralité du Clavier bien tempéré. Aujourd’hui, il interprète régulièrement les Variations Goldberg, l’Art de la Fugue ou le Clavier bien tempéré en concert. Depuis une dizaine d’année, Evgeni Koroliov s’est imposé sans conteste dans le monde comme l’un des grands interprètes de J.S.Bach, rivalisant dans les préférences des critiques et le cœur des auditeurs avec Glenn Gould lui-même. Son jeu est d’une incroyable synthèse de force intellectuelle, de virtuosité sereine, de souffle épique et d’intensité polyphonique. Subjective, sensible, poétique, son interprétation de Bach a fait, à ses débuts, l’effet d’un pavé dans la mare : si l’exactitude de lecture, la précision d’interprétation et la maîtrise technique son loin d’êtres absents, le lyrisme et le sens du drame sont en effet largement au rendez-vous. Contrairement à beaucoup d’autres, qui semblent croire qu’intelligence rime avec ennui, Evgeni Koroliov ne fait pas passer le génial compositeur pour un maître austère, mais libère au contraire toute l’émotion contenue dans sa musique. Un des premiers, le compositeur hongrois Gyorgy Ligeti reconnaît l’immense talent d’Evgeni Koroliov en déclarant qu’il choisirait sans aucune hésitation son interprétation de l’Art de la Fugue, dût-il emmener un seul disque sur une île déserte : « Si je ne pouvais avoir qu’une seule œuvre avec moi sur une île déserte, je choisirais le Bach de Koroliov, car si j’étais seul, mourant de faim et de soif, c’est ce disque que j’écouterais en boucle jusqu’à rendre mon dernier soupir. ».

La presse européenne confirme le jugement de Ligeti : « cet homme peu sensible aux apparences est un génie, capable d’une maîtrise absolue des touches, d’une harmonie ensorceleuse et d’un jeu hautement expressif pendant toute la durée des Variations Goldberg » (Corriere della sera) ; « Il réussit comme peu d’autre à tenir de la remière à la dernière note ce haut degré d’énergie de rigueur et de concentration, sans que l’ensemble en paraisse crispé » (Norddeutscher Rundfunk) ; « Il faut accorder une qualité particulière au soin admirable apporté par Koroliov à tous les aspects musicaux et techniques de ce cycle énorme. Soin qui n’exclue pas la vivacité d’esprit et l’excellence du jeu : il est rare d’entendre la musique de Bach interprétée de manière si réfléchie, si mûre et si exempte d’impureté » (Südddeutsche Zeintung) ; « le superficiel n’est pas l’affaire de Koroliov. Il traite l’œuvre de Bach avec originalité. Rien ne provient de la sûreté présumée de l’initié qu’est Koroliov, Dieu sait ! Il donne à sentir la structure par la mise en valeur plastique des rapports musicaux. La compréhension de ces derniers est facilitée aussi par le jeu subtil des deux mains avec les nuances. Du jeu de Koroliov ressort une clarté qui améliore encore l’appréhension du plan de l’œuvre » (Stuttgarter Zeintung) ; « c’est ainsi que Koroliov, partant d’un grand art du calcul et de la forme, parvient à la musique, dans les contrepoints de Bach comme dans les rythmes à illusion de Ligeti…. mais pourquoi donc chacun de nous n’est-il pas depuis longtemps retiré sur une île à écouter Koroliov ?! » (Frankfurter Rundschau).

Evgeni Koroliov est l’invité régulier des principaux festivals européen Montreux, Kuhmo (Finlande), Schleswig Holstein Musik Festival, Glenn Gould festival in Groningen, Sommer Akademie J.S.Bach in Stuttgart, Budapest Spring Festival, Settembre Musica à Turin. Il se rend régulièrement aux USA, au Canada et se produit dans les grandes villes européennes, Milan, Turin, Paris, Berlin, Munich, Moscou, Leipzig, Amsterdam, Cologne…. Ses partenaires de musique de chambre sont Natalia Gutman, Yuri Bashmet, Victor Tretiakov, le Quatuor Prazak (avec lequel il enregistrera prochainement le Quintette de Chostakovitch) et bien d’autres.

Le catalogue discographique de Koroliov, témoigne de l’ampleur de son talent, avec notamment des enregistrements consacrés à Prokofiev (Sonates n°2,4,5,7, Visions Fugitives, Sarcasmes), Schubert (Sonate D960 et Moments Musicaux) Tchaïkovski (Les Saisons), Beethoven (Variations Diabelli), Webern (Variations opus 27) et bien sur, à Bach (Variations Goldberg, Clavier bien tempéré Livre I et II, Art de la Fugue, Concerto Italien, Inventions et Sinfonies tous ces enregistrements ont reçus le Choc du Monde de la Musique et /ou le Diapason d’or ). Ses plus récents enregistrements sont consacrés aux Préludes de Debussy, aux Sonates de Mozart et Haydn (Choc du Monde de la Musique) et de Schubert, à Schumann (Kreisleriana/Kinderszenen) et Chostakovitch (Sonate/Préludes et Fugues/Préludes). En Allemagne, l’éditeur de disque Tacet lui consacre une collection propre la » Koroliov Series » qui en est à son huitième volume.

Avec son épouse, Ljupka Hadzi-Georgieva, il a fondé en 1976 à Moscou, le Piano Duo Koroliov, qui joue à 2 pianos ou piano à 4 mains, un répertoire qui s’étend de Bach à Ligeti et Kurtag. En 1990, le Piano Duo Koroliov remporte le Premier Grand Prix et le Prix du public du Concours International de duo de pianos de Saint-Petersbourg et en 2000, le Prix de l’Association des Compositeurs Russes pour leur interprétation de la musique contemporaine. En juin dernier leur enregistrement d’œuvres de piano à 4 mains de Schubert (Fantaisie et Sonate) a été couronné du Choc du Monde de la Musique.

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