Voici ce que vous ne verrez pas, de magnifiques portes en acajou s’ouvrant sur des rangées de fauteuils en bois à l’assise escamotable, des rampes d’escalier et des poignées en cuivre rose, un plafond année 30, des lustres géométriques 1925 de toute beauté, une scène encadrée de piliers en stuc et surmontée d’un bas-relief représentant une locomotive. Seul témoignage d’architecture art-déco restant : l’escalier monumental menant au balcon et les vespasiennes du sous-sol, impériales dans leur désuétude, et à l’émail des cliquets « libre » et « occupé » des toilettes.

Lorsqu’en 1933, l’architecte Hoppe construisit cet immeuble à l’usage de bureaux, il aménagea également un ciné-théâtre réservé aux loisirs de l’Association Fraternelle des Employés Ouvriers des Chemins de Fer Français. Malheureusement, ce ciné-théâtre ne fut que rarement ouvert. Pendant de longues années, un brocanteur utilisa la salle comme remise.

En 2005 lorsque Jean-Claude Auclair, Producteur de Spectacles, le découvrit par hasard, il tomba amoureux du lieu et de son charme désuet et le racheta. Mais les normes de sécurité ne sont pas les mêmes qu’il y a 70 ans. De surcroît, le théâtre jamais exploité, inconnu au cadastre et à la Mairie, n’est pas classé. Il était difficile sans isolation acoustique de conserver en état ce joyau de l’architecture théâtrale.

Si la Région Ile de France, la Ville de Paris et le C.N.V. aiment la musique et soutiennent le projet de Jean-Claude Auclair pour faire renaitre cette salle dédiée Aux Musiques Actuelles, ils tiennent aussi à ce que les parisiens puissent dormir tranquilles. Il n’a pas le choix et est prié de démolir son décor… en piteux état il est vrai.

Seule solution, tout démolir et tout reconstruire. Après un an d’études, deux ans de travaux et un investissement de 3 millions d’euros, Jean-Claude Auclair conseillé par David Hamelin Maitre d’Ouvrage Délégué, a reconstruit avec l’Architecte Pascal Lépissier, une salle totalement insonorisée ; une coque de béton et d’acier, pesant 800 tonnes, posée sur ressorts et fondée sur une puissante infrastructure édifiée en sous-œuvre. La salle est entièrement indépendante de l’immeuble dans lequel elle se cache.
Le renouvellement de l’air est assuré par une imposante machinerie et un réseau très complexe de gaines dont l’impact s’est fait discret grâce à un travail poussé sur la géométrie du plafond et de la mezzanine. Celle-ci a été entièrement redessinée de manière à établir un rapport de proximité entre l’artiste et son public et habillée d’un pliage de métal brut, élaboré sur place par des artisans chaudronniers.
C’est en hommage au célèbre music-hall voisin, disparu dans les années 60, que l’ALHAMBRA a reçu son nom ; elle est dorénavant « La Scène de Toutes Les Musiques », Hip-Hop, Rock, Jazz, Variété, Musique du Monde, Accordéon etc. Comme tous ces lieux magiques, l’Alhambra doit savoir accorder son répertoire aux exigences de notre modernité et selon sa configuration, peut accueillir de 600 à 800 spectateurs assis/debout à l’orchestre et au balcon.


Lieu d’accueil du public :
21 rue Yves Toudic
PARIS 10 75010

Téléphone renseignement : 01 40 20 40 25
Site internet : http://www.alhambra-paris.com/

Moyens d’accès : M° République, Jacques Bon Sergent / Bus 20, 75, 54, 65



Administration :
21 rue Yves Toudic
75010 PARIS 10
FRANCE
Ile de France - 75
Téléphone administration : 01 40 20 40 25



Informations patrimoniales :
Période historique : Art déco

Edited by Alhambra-Paris on 27 Dec 2012, 17:41

All user-contributed text on this page is available under the Creative Commons Attribution/Share-Alike License.
Text may also be available under the GNU Free Documentation License.

You're viewing version 2. View older versions, or discuss this wiki.

You can also view a list of all recent wiki changes.