• Anis à la Rotonde du Botanique le 20 novembre 2008

    24 Oct 2008, 11:16

    Jeu 23 oct. – Anis

    Je l'avais remarqué en 2005 avec sa chanson « Cergy » figurant sur l'excellent album « La Chance ». Depuis lors je me demandais quand j'allais enfin le voir à Bruxelles et le voilà finalement à la Rotonde du Botanique où Anis a mis le feu à ce soir ! Je parle au figuré bien sur, bien que les nombreux infâmes fumeurs de pétards façon « indien fâché » aient échappé à la vigilance des gardiens. Le public était assez varié, allant du pépé râleur qui refusa qu'on le tamponne le « RO » à l'entrée et qui resta assis durant tout le concert malgré une salle debout, au rastas, passant par tous les âges et origines. Anis était également bien entouré, ce qui explique sans doute l'affiche « Anis + Band » ; 4 excellents musiciens, un assistant, 2 remarquables ingénieurs son et un ingénieur lumière qui n'a pas su tirer profit de la fabuleuse artillerie dont dispose cette salle en nous flashouillant un peu trop, employant des couleurs parfois dérangeantes et abusant de la fumée. Anis était très à l'aise sur scène et a su nous emporter dans ses voyages et ses trips. Il nous a proposé des morceaux de son dernier album « Rodéo Boulevard » mais aussi des chansons des son album précédent. Le style lui est assez propre, influencé par Tom Waits , Bo Diddley , John Lee Hooker et Billie Holiday mais aussi Edith Piaf et Colette Magny (tiens, connais pas ?) il distille un mélange de blues, reggae et jazz aromatisés à la sauce Anis. Certains morceaux en portugais expriment son attachement à cette culture. Après avoir résidé au Brésil en 2007 il compte bien passer un moment au Portugal très prochainement. Durant le concert j'ai bien cru un moment qu'il la jouait façon « française » quand son assistant a demandé à un spectateur d'arrêter de prendre des photos... il faut croire qu'il venait d'un autre groupe car l'ayant remarqué Anis a rectifié juste après en précisant qu'on pouvait en prendre tant qu'on voulait, car il aimait être pris en photo. D'ailleurs à la fin du concert j'ai demandé à sa manageuse si je pouvais publier les vidéos et elle m'a même remercié de le faire et de lui avoir demandé, c'est une première et un exemple de simplicité ! Quant à Anis, je l'ai croisé par hasard devant son hôtel quelques heures après le concert. Je sortais d'un bar que Filipe du « Bouche à Oreille » [pause pub : c'est là que j'organise parfois des concerts, dont celui de Cisco Herzhaft et Sofaï le 20 novembre] m'avais fait découvrir et le « Band » allait visiter Bruxelles. Anis m'a dit avoir adoré cette salle ainsi que notre ville et qu'il comptait bien passer une semaine de vacances début novembre... peut-être un petit solo au BAO ? hmmm... faut voir :)

    Je vous laisse vous régaler de ces deux moments intenses dont la reprise de Ray Charles « I've Got a Woman » qu'il a interprété après le second rappel d'une salle frénétique et visiblement sous le charme de cet artiste élégant et talentueux.

    VIDEOS:
    Anis - José

    Anis - I've Got a Woman


    Rencontre avec un jeune couple photographes, Twane et Laeti. Ils ont pris des magnifiques photos de ce concert et vous pouvez les voir sur leur site.

    « La scène, c'est l'endroit où j'ai le droit de frimer, d'avoir tous les excès, d'être mégalo, ce que je ne peux pas être dans la vie…( Sinon je serais un c…) » ANIS
  • Nneka à la Rotonde du Botanique, Bruxelles le 3 octobre 2008

    3 Oct 2008, 22:56

    Ven. 3 oct. – Nneka

    Pour cette nouvelle saison au Botanique j’ai été voir Nneka dans ma Rotonde préférée. Je me faisais une joie d’y retourner, cette salle magique à l’acoustique incroyable commençait à sérieusement me manquer. La jeune chanteuse Nigérienne s’est fait attendre 1h et a commencé à chanter dans les coulisses. Ne la voyant pas apparaître la salle a même cru un moment à un playback et a commencé à huer. Fausse médisance, elle est apparue après deux couplets pour nous en mettre plein les oreilles. Et quand je dis ça je ne pèse pas mes mots … on a eu droit à un effet dont je ne connais même pas le terme, il s’apparente au Larsen mais dans les graves. La petite chanteuse souffrait et nous avec elle. Je souffrais même pour elle en plus, pour dire la souffrance générale ! Ses retours lui lançaient des sifflements, une cata ! On n’insistera jamais assez sur l’importance d’une bonne balance avant un concert et d’après ce que j’ai cru comprendre, la mignonne n’a pas bien fait ses devoirs, ca lui apprendra ! Regard vers l’ingé son coté jardin, pas du tout stressé mais ne trouvant pas le réglage coupable, cette cacophonie nous a bien tenu en haleine les 3 premières chansons. J’ai même vu un couple sortir sous la torture à moins que ce ne soit pour un besoin plus urgent… Peu à peu le son s’est stabilisé tout en augmentant de volume, j’ai donc dû sortir mon artillerie de chez Alpine pour protéger mon patrimoine acoustique restant ! Dommage car elle avait des choses à dire dans ses chansons. Sa voix est très belle et douce, elle est mignonne, et semble être quelqu’un de sincère. Elle nous dit qu’elle n’est pas parfaite, c’est à prendre ou à laisser… (serait-ce en rapport avec ses devoirs ? ) Nous raconte l’histoire du Nigéria, pays riche en pétrole que la majorité des compagnies pétrolières pillent avec l’aide des politiciens corrompus qui collaborent avec eux et nous encourage à aller voir son Myspace afin d’apporter notre soutien à cette cause. « Remember Ken Saro-Wiwa » est le nom de sa bataille. Je n’ai pas entendu de solution au problème mais peut-être qu’en cherchant un peu on le trouverait, sinon à quoi bon juste dénoncer ? Je ne m’étale jamais sur les problèmes politique car ma passion c’est la musique, mais puisque c’était le souhait de la jeunette, autant lu faire plaisir. Elle nous a interprété en scoop sa toute nouvelle chanson « Deadly Combination » en invitant le public à la coter 10 -5 ou 0. Beaucoup d’abstentions mais aussi pas mal de 10, de son coté elle s’est auto octroyée un 5 moyen. Le public appréciait cette musique qu’elle qualifie de Hip-Hop, Soul, Afro-Beat mais qui s’approche aussi parfois d’un Rap-Dub (si ça existe ? :)
    Elle nous annonce sa dernière chanson, le public hue, elle rectifie « Sorry, I mistook » puis corrige « I have mistaken », il y en avait encore deux. Elle termine en nous disant « Hope next time I can give you more than I did today » et revient quand même pour un petit rappel … assourdissant ! Ah zut, j’avais oublié de remettre mes bouchons, voilà pourquoi !
    Dans les couloirs elle est restée jusqu’au dernier client pour signer et dédicacer son merchandising, communicative mais pas trop, elle a montré un visage humain et chaleureux.
  • Lonely Drifter Karen, Tangtype à la Rotonde du Botanique

    14 May 2008, 02:11

    Dim. 11 mai – Les Nuits Botanique 2008

    Pour cette soirée des nuits Botanique j'ai mal choisi ma salle mais ne le regrette pas finalement car la découverte de Lonely Drifter Karen valait le coup.

    Venu de Barcelone, ce groupe de 4 musiciens est issu de différents pays. La chanteuse Tanja Frinta est autrichienne, le batteur Giogio Menossi est italien et le pianiste Marc Lelià Sobrevias est espagnol. C'est lui qui se charge de la majeure partie des arrangements. Le guitariste je ne sais pas. La musique à tendance Folk passe par le Tango avec une touche de Jazz et se risque dans un style Comédie musicale assez surprenant. L'atmosphère feutrée faisait un peu cabaret. Tania est douce et innocente, tout comme sa voix le laisse entendre. Je critiquerais juste son manque de mobilité et les notes trop hautes qu'elle n'arrive pas à bien maîtriser. Dans l'ensemble j'ai passé un moment magique, à différentes époques et dans différents lieux. Elle chante parfois en espagnol avec un adorable accent anglais. Je l'ai retrouvé dehors après le concert pour la féliciter et échanger quelques mots. Elle m'a avoué avoir eu envie de créer un décor plus fantaisiste mais qu'ils étaient liés aux problèmes de transport. Je vous propose de les découvrir avec deux passages, ce ne sont pas les meilleurs moments mais il y avait tellement d'aller venue dans cette salle devant ma camera que je soupçonne le Bota d'avoir mis quelque chose dans leurs verres de bière ! Ce n'était pourtant pas la soirée des salles libres ...

    Le groupe suivant, Tangtype, m'a laissé de glace ! Un guitariste pianotant des notes au hasard de ses cordes, une chanteuse avec une magnifique voix qui la gâchait sur des loops électroniques, des textes issus d'écrivains révolutionnaires que personne ne connaît, vous l'aurez compris, c'était de l'expérimental à fond les vannes. Sur le 2eme morceau le guitariste avait préalablement préparé un essuie, je pensais qu'il avait chaud ... ben non, c'était pour « gratter » les cordes de façon aléatoire! Sur le 3eme morceau elle a pris la guitare du type, ce qui déclencha chez ce dernier un air triste, du coup elle lui a rendu sa guitare et a été chercher une autre, électrique ! S'éloignant du micro pour lire le texte du poète inconnu en guise de paroles sur des notes qui devenaient gênantes, j'ai à mon tour ressenti l'effet de la bière que je n'avais même pas bu, mais j'ai quand même effectué une sortie avec détour arrière afin de ne pas gêner ... ben ... ceux qui passaient par devant !

    J'ai tendu une oreille dans les autres salles où on jouait de la vraie musique et finalement raté le 3eme concert de Duchess Says en me perdant dans la foule à l'extérieur sous la musique Rap Techno des marionnettes sous la tente.


    Lonely Drifter Karen - This Worls is Crazy

    Lonely Drifter Karen - La Hierba Canta
  • Moriarty à la Rotonde des Nuits Botanique à Bruxelles

    12 May 2008, 01:08

    Sam 10 mai – Les Nuits Botanique 2008

    Comme c'est souvent le cas, je me rendais à cette soirée sans connaître un seul des artistes qui allait se produire à la Rotonde. Assise toute triste dans un coin de la cafétéria j'ai reconnu Auryn qui venait voir les même concerts mais n'avait pas trouvé de place, c'était en effet Sold Out. Ne voulant pas user de ses relations elle n'a pas voulu demander une entrée guest. Je me suis donc débrouillé pour lui offrir l'entrée en la négociant avec un revendeur dans la rue. En attendant que le concert ne commence elle m'a dit avoir trouvé un label et enregistré son premier album qui sortira bientôt, à suivre absolument ! Elle fait également partie de la formation XX avec Samir Barris, qui passera le 12 juin au Stekkerlapatte. Je l'ai surnommée « la tueuse » car il faut oser se risque pour passer en concert derrière elle … même Keren Ann y avait laissé des plumes quand elle a fait sa première partie à l'Orangerie !

    C'est Chris Garneau qui a ouvert la soirée. Venu de New York sans aucun musicien, juste un accordéon déposé à même le sol et un piano. Il a une voix douce et s'en sert comme d'un instrument de précision pour interpréter une musique presque soporifique. Le résultat était plutôt agréable dans cette magnifique salle si intimiste, mais j'aurais aimé au moins entendre un instrument de plus car à la longue cela lassait, ses mélodies ne varient pratiquement pas de ton ni de rythme. Un petit problème de son venant un peu perturber le climat zen, la chaleur qu'il faisait dehors a du atteindre les circuits de la régie.

    Après la pause j'ai découvert Cocoon. Mark et Morgane, un couple très sympathique qui n'en était pas un, venu de France et cherchant un compagnon pour elle afin qu'elle ne soit plus terriblement seule. Vous aurez compris, c'était le délire avec ces artistes qui en plus sont d'excellents humoristes, elle m'a tout de suite fait penser à Miou Miou, autant par le ton de la voix que les répliques du tac au tac qu'elle savait lancer. Mark nous a montré les quelques poils qu'il a sur le torse, on aura donc enfin eu un homme à poil sur scène ! Leur musique est très variée, ils font quelques reprises, un morceau adorable « Hello » pour dire au revoir et des blagues en permanence. C'est un spectacle que je vous invite à aller voir, on ne risque pas de s'ennuyer.

    Après cette petite perle je me demandais qu'allait nous réserver la fin de la soirée avec Moriarty. Un décor de théâtre, une lampe avec abat-jour et un fauteuil rouge au centre. La troupe, issue d'origines différentes, USA Italie France et Helvétie, arrive, suivie par une dame visiblement très habitée. Sur le premier morceau je suis resté un peu perplexe, des vocalises mais aussi une mise en scène à tendance SM, elle impose d'emblée son caractère. Sur le morceau suivant on se rend compte qu'il s'agit d'un vrai spectacle sortant de la ligne du temps. Peu à peu la salle s'est enflammée, je ne sais même pas comment je me suis retrouvé dans cet état mais c'était le délire ! Rosemary, la chanteuses, semble sortie d'un film en noir et blanc. Sans avoir un physique de top model, elle a du charme, elle intrigue et capte l'attention, elle est expressive et possède une voix extraordinaire ! Habités ils le sont tous, l'harmoniste envoie une énergie comme je n'avais encore jamais vu, les guitaristes occupent chacun un rôle dans ce spectacle extraordinaire. Le temps se déroule dans une autre dimension et on se retrouve à la fin. Ce n'est pas possible, on tape des mains et des pieds pour qu'ils reviennent et on recommence une fois encore. Ils finissent la soirée dans une intimité palpable, sans technique derrière. Je m'étais rapproché de la scène et pu capter ce regard rare et profond qu'on les grands artistes quand ils sont réellement plongés dans leur univers, et ainsi entrevoir cette énergie. J'ai déjà noté mon prochain rendez-vous avec eux, ce sera le 6 septembre 2008 à l'Orangerie ! Je vais aussi emmener mon fils, je suis certain qu'il va adorer et vous invite à me suivre, vous allez aimer !

    Moriarty - Jimmy

    Moriarty - Motel

    Moriarty - Enjoy The Silence (reprise homoristique de Depeche Mode)
  • Timesbold à la Rotonde

    10 May 2008, 16:01

    Ven. 9 mai – Les Nuits Botanique 2008

    Cette journée des Nuits Bota était un peu spéciale du fait qu'avec une entrée unique on avait accès à toutes les salles pour voir 13 groupes. Il s'agissait donc de s'organiser pour choisir ceux qu'il fallait voir. Finalement mon choix préalable m'emmena exclusivement à la Rotonde. Malheureusement, même là, la tendance était plutôt au Rock, style que je n'apprécie pas particulièrement et exclusivement des formations masculines, qui font rarement vibrer mes hormones. Je ne vais donc mas m'étaler sur les entrées et sorties de salles et préfère dédicacer cet article à l'unique groupe qui m'a non seulement surpris, mais aussi conquis ... Timesbold ! Originaire de Portland à New-York (ça fait une sacré trotte), ce groupe bien que composé de 5 éléments mâles à tendance virile, distille un genre difficilement classable, allant du Folk au Rock en passant par la Country et le Blues. En les voyant arriver sur scène on ressent un sentiment de liberté. Jason Meritt, le leader, également connu sous le nom de The Whip pour une carrière en solo, est venu avec sa guitare, un chapeau de paille sur la tête, un T-shirt dévoilant ses nombreux tatouages et des bottes campagnardes. Il a rasé sa barbe et ça lui va beaucoup mieux ! Son attitude également très décontractée prodiguait aux chansons une authenticité de là bas… on se sentait spectateurs dans un saloon sur les bords d'une route abandonnée, il ne manquait que l'écurie devant l'entrée. Le public aimait beaucoup et la valse des allées venues était moins marquée que lors des autres concerts. Le groupe aurait bien continué à jouer mais le temps était imparti et le suivant devait se préparer, dommage, ça nous laissa un petit goût de trop peu. A la sortie j'ai acheté 2 albums (mais j'ai du mal m'exprimer car le gars m'a fourgué un tout vieux CD, je vais devoir acheter leur dernier maintenant) et parlé avec le batteur et son frère qui m'a raconté comment ils s'étaient fait dévaliser sur la route. Il m'informa aussi sur le nom du compositeur de la reprise « Oval Room » qu'ils avaient fabuleusement interprétés. J'avais prévu de ne pas mettre ce morceau mais il serait dommage de ne pas découvrir en même temps cette chanson de Blaze Foley, un artiste assassiné en 1989 que peu gens connaissent. Les vidéos parlant d'elles même, je vous laisse donc découvrir et apprécier ces bijoux de musicalité.

    Timesbold - Oval Room

    Timesbold - Any Lethal Storm

    Timesbold - Bone Song

    Timesbold - Fence Post

    Timesbold - Just To Keep Your World Away

    Timesbold - When I Come Arround
  • Suarez, Berry et Albin de la Simone

    8 May 2008, 16:18

    Mer. 7 mai – Les Nuits Botanique 2008

    Le soleil était au rendez-vous pour commencer les Nuits Botanique cette année. Je suis donc arrivé 1h à l'avance et quand même eu des difficultés à trouver une place car les travaux publics ont eu la bonne idée de ravaler le bitume de l'avenue Galilée. Le Bota était effectivement en fête et les spectateurs jonchaient déjà les escaliers du parc. Après une attente devant l'entrée devenue monnaie courante, une tentative de cacheter avec le l'encre magique que les néons ultra violets n'arrivaient pas à faire apparaître et un retour à la bonne vielle encre noire, mais qui s'est trouvée être sèche, enfin l'organisation habituelle du manège de l'entrée, j'étais enfin dans la Rotonde dans une atmosphère agréable et tempérée par le conditionnement d'air.

    C'est Suarez qui a ouvert le bal. Une formation belge venant de Mons me faisant un peu penser à Lucky Luke sauf que les frères Dalton ressemblaient plus à un trio des Jackson Five, la coiffure surtout ! Ils interprètent une reprise totalement revue de « la vie en rose », des ballades Pop et Acoustiques, des paroles simples et douces, parfois teintées d'humour. Sur Prends moi (que j'ai d'ailleurs prise) ils se déchaînement. On voit qu'ils sont là pour s'amuser à un point tel qu'à un moment donné, Marc, le chanteur, n'arrivait plus à se concentrer tellement les Daltons faisaient les pitres !
    Dans la salle on se sentait un peu comme des figurants pour une séance photo – vidéo, j'ai compté 5 photographes venus avec leur arsenal professionnel, 2 caméras d'une WebTV et l'artillerie lourde, sans doute d'une chaîne nationale, avec le preneur de son qui brandissait fièrement son lapin au bout de sa perche, venant ainsi gêner le champ des 2 autres caméras sur la chanson « Aie Aie Aie ». Mais sachant que c'est pour la bonne cause, on leur pardonnera. Sur leur Myspace, je ne comprends pas pourquoi ils n'ont mis l'accent que sur le morceau « On attend » alors que les autres morceaux sont dignes d'autant d'intérêt, et on les attend !
    A suivre donc, d'autant plus qu'ils semblent bien organisés pour être médiatisés, surtout depuis 1 an comme l'a dit Marc...

    Après une courte pause durant laquelle j'ai tenté de me procurer une bière gratuite à l'expo mais qui a échouée pour raison d'épuisement de stock (c'est Lio qui m'avait tuyauté, il ne rate jamais les bonnes combines :) j'ai réintégré ma salle pour l'arrivée de Berry.
    Une jeune demoiselle venue de Paris avec juste un guitariste pour nous présenter des morceaux de son premier album qui porte tout simplement le nom « Demoiselle ». Un visage souriant, plein de charme et un certain caractère. Elle m'a fait penser à Juliette Greco ou Barbara un peu dans le genre et surtout dans la voix, avec la fraîcheur en plus. Les paroles sont délicates, les mélodies douces. On se sent tout de suite à l'aise, invitation délicate à partager ses émotions. Sur « Plus loin » elle a carrément hypnotisé la salle. Elle a été énergiquement rappelée pour nous interpréter « Love Affair » en anglais avec un adorable accent qu'elle a d'ailleurs souligné avant de chanter en disant qu'on allait le remarquer et s'excusant auprès des anglophones-phyles. Dommage juste que le conditionnement d'air, pourtant bienfaisant, s'entendait trop fort sur cette musique tellement acoustique.

    Albin de la Simone, le clou de la soirée s'est installé sur scène avec un décor très Disco années 80 fait de laine rouge et habillant même le synthé, qui était d'ailleurs placé à 75° vers le public. Mes voisins, un couple sympa qui partage souvent mon emplacement habituel, m'en ont parlé avec beaucoup d'éloges, me disant qu'il a collaboré avec beaucoup de grands nom tels que M, Alain Chamfort, Alain Souchon, Raphaël ou Vanessa Paradis pour ne citer qu'eux. J'étais donc plutôt surpris de ne pas connaître mais je me faisais une joie de découvrir. Je dois dire que je n'ai pas accroché et quitté la salle après 3 chansons, malgré l'insistance de ma voisine devant le second degré qu'il fallait adopter. Ça doit être la ressemblance avec Philippe Katerine que je n'aime pas non plus, allez savoir pourquoi, peut être trop Disco, époque qui ne m'a pas marqué favorablement. Albin est un show man, il tente de séduire le public, bouge tout le temps et accroche les regards, je soupçonne les dames d'y être plus réceptives.

    Ainsi donc se termine ma première journée sur un bilan plutôt positif et impatient de voir le concert suivant.
  • 17/04/2008 Lizz Wright à l'Orangerie du Botanique

    18 Apr 2008, 13:07

    Jeu 17 avr. – Lizz Wright

    Je ne connaissais pas du tout Lizz Wright et l'ai découvert grâce à son annonce au Botanique, tout comme mon voisin de siège qui parlait français. A part lui, je n'entendais parler que flamand et anglais autour de moi, me demandant si le public francophone était silencieux ou absent. Ce concert avait lieu à l'Orangerie avec placement assis libre. Après tout de même 40 minutes de retard, la chanteuse prend place dans une configuration inhabituelle en U avec les percussions à l'avant gauche suivies par la guitare basse, la vedette au centre et en retrait, la guitare électrique, sa choriste et finalement le clavier à l'avant droit de la scène. J'avais un peu peur de me faire exploser les tympans car j'étais assis à 3m des caisses mais ça va, il a joué soft. D'emblée elle nous annonce qu'elle n'est pas une « entertainer » et qu'elle ne sait pas ce qu'on vient chercher, nous disant que la musique est faite par les gens dans la salle, par l'énergie qu'on partage ensemble et offrant juste de la partager avec elle. Elle ne dira rien d'autre durant le bref concert qu'elle donnera (environs 1h). A ma droite j'avais un vrai fan qui se secouait sans arrêt, on aurait même dit qu'il entrait en transes par moments. Dans le public beaucoup de gens ont certainement confondus l'événement avec une fête foraine, les allées et venues de gens qui revenaient chargés de verres de bière en témoignait. C'est non seulement irritant pour le public qui voit un défilé permanent mais un réel manque de respect pour les artistes, on peut quand même s'abstenir de boire son breuvage national pendant une si courte période ! Lizz de son coté ne voyait pas grand-chose de ce remue ménage car elle a gardée les yeux fermés durant tout le concert. J'avais beau chercher à capter un regard, nada, le vide, j'ai donc fini par également fermer les yeux à un moment puisqu'il n'y avait rien à voir et me suis laissé bercer par les secousses de mon voisin. La musique était bonne, elle alternait des morceaux lents avec du Blues et même une petite touche country, en terminant par un Gospel qu'elle a annoncé être le dernier morceau de son récital. Après la dernière note elle a dit merci et a disparue illico, suivie par ses musiciens. La salle avait beau taper des pieds et des mains, la diva avait fait le travail qu'on lui avait demandé, de façon parfaite même, donc irréprochable aux yeux de ses compatriotes. OK y'en a qui le méritaient bien, ceux avec leurs grande soif et c'est bien fait pour leur pomme !... mais les autres alors ? Je n'ai jamais vu une telle froideur, voir même arrogance, certainement pas chez un chanteur européen si situant dans un registre de musique à tendance humaine, à moins qu'il ne s'agissait d'un core business touchant un public cible dont les statistiques démontrent une nette perspective de progression selon la qualification du groupement des musiciens réunis en vue de distiller une émotion bien travaillée. Vous l'aurez compris, j'en garde un goût un peu « fast food »... j'ai terminé la soirée à La Porte Noire avec les deux visiteuses françaises rencontrée 2 jours avant (voir article sur Ane Brun) que j'ai retrouvé dans ce lieu sympa ou un orchestre jouait du jazz dans une d'ambiance décontractée. Une pita à 1h du matin suivie par une visite de Bruxelles by night en voiture en les raccompagnant sagement à leur auberge et rentrant avec le souvenir d'artistes en herbe plus grandes que la Diva de mon article.
  • 15/04/2008 Ane Brun & Nina Kinert à l'Orangerie du Botanique

    18 Apr 2008, 13:04

    Mar. 15 avr. – Ane Brun

    Ce soir j'allais voir Ane Brun, une chanteuse suédoise que j'ai découvert le jour de l'annonce de son concert au Bota. Initialement prévu au Witlof Bar, il a finalement eu lieu à l'Orangerie avec la bonne surprise que les chaises étaient déployées, ce qui nous a permis d'assister à un magnifique concert assis pour la modique somme de 7EUR (Bota carte). Dans la file qui attendait devant l'entrée (1 personne), j'ai trouvé un gars venu des Pays Bas spécialement pour elle, il en était à son 5ème concert. Quelques minutes plus tard sont arrivées 2 jeunes filles françaises. Elles ne savaient même pas qui elles venaient voir mais avaient rencontrées le groupe à l'aéroport et les avaient ensuite croisés lorsqu'ils débarquaient leur matériel devant le Bota. Venant d'une auberge de jeunesse pas loin, elles sont entrées voir. L'une d'elles est une future chanteuse et a choisi son nom d'artiste original en attenant que le concert ne commence, ce sera Ayrélia... ne cherchez pas, elle n'a pas encore son profil sur Myspace ! Je l'aiderai sûrement à le créer bientôt.

    En première partie du concert passait Nina Kinert, une adorable grande fille. Je dois avouer qu'une telle artiste me manquait. D'emblée elle place son style, une voix cristalline, une sensibilité à fleur de peau et une musique pop mais aérienne pour ne pas dire spatiale ! Des grands faux cils approfondissant son regard très présent. Une gestuelle permanente de ses petites mains traduisant une petite angoisse quand elle ne joue pas avec les cordes de sa guitare ou au synthé, comme si elle ne savait pas trop quoi en faire. Venue nous présenter son second album, « Pets & Friends » elle était entourée par d'excellents musiciens au charisme aussi présent que le sien, qu'Ane Brun partage avec elle. On ressentait une ambiance familiale et une chaleur humaine omniprésente. Je me suis laissé emporter au chant des sirènes de Love Affair et voyagé sur les flots des notes délicates auprès de ceux qu'on aime et qui nous manquent.


    Nina Kinert - Love Affair

    Elle nous fait redescendre harmonieusement avec I Shot My Man dans une ambiance un peu country et cédant la place à son aînée sur scène.


    Nina Kinert - I Shot My Man

    Nina Kinert - The Art Is Hard

    Ane Brun nous apparaît tout de noir vêtue avec une jolie petite fleur symbolique en guise de broche (la violoniste en avait même une carrément tatouée sur son torse) qu'elle et son groupe portent sans doute en relation avec son excellent 4ème album « Changing of the season » tout comme la représentation d'un bel arbre décorant l'arrière scène. J'avais eu l'occasion de voir son concert au Paradisio d'Amsterdam dans la vidéothèque de Fabchannel et je vous invite à le découvrir également. Ce site propose des concerts Live depuis certaines salles avec lesquelles il collabore mais j'ai été sidéré d'apprendre que les artistes payaient pour pouvoir profiter de ce que le site considère être une promotion, pour ma part je verrais la chose différemment en considérant ce contenu comme le seul matériel dont ils disposent pour avoir des visiteurs, mais bon, en attendant il faut profiter de leurs archives pour découvrir quelques talents, trop rares, comme Ane Brun !


    Ane Brun - To Let Myself Go

    Une splendide voix résolument country, elle vit littéralement sa musique emplie de sensibilité. Une gestuelle parfois issue d'un autre temps vient amplifier ses émotions quand elle chante sans sa guitare une musique d'un genre folk acoustique.


    Ane Brun - Lullaby for Grown-ups

    On ne se lasse pas d'écouter ses compositions et le groupe non plus de les jouer, en effet, le concert de ce soir a bien duré 2 heures, avec une stading ovation pour un rappel frénétique.


    Ane Brun - Baloon Ranger

    Ane Brun - Treehouse Song

    Ane Brun - Armour

    A la sortie j'ai bien entendu acheté le dernier album de chaque chanteuse et attendu en compagnie des deux visiteuses françaises pour avoir une dédicace. A défaut de les voir j'ai un peu parlé avec le batteur, un gars très sympa qui a d'ailleurs fait craquer Ayrélia, il nous a signé les albums et été demander l'autorisation de passer les vidéos à leur manager, qui n'y a vu aucun inconvénient, sans même demander de les visionner au préalable... certains artistes, surtout français, devraient parfois prendre exemple sur les mentalités nordiques je pense...

    Je sens d'ailleurs comme un retour des talents scandinaves avec des artistes comme Ane Trolle et son ensemble JaConfetti que je vous invite à découvrir dans un style différent.
  • Elvy & Absynthe Minded à ABBOTA au Botanique le 01/03/2008

    10 Mar 2008, 10:19

    Sam 1 mars – AB BOTA 2008

    Quelques problèmes personnels ont faits que j'ai un peu délaissé les articles ces derniers temps. Je sais ce que vous allez dire sur le rôle d'un professionnel, mais voilà, je ne suis qu'un passionné et peux me le permettre !

    Cela dit, je ne pouvais pas ne pas parler de cette soirée où je découvrais tous ceux que j'ai vu et entendu.

    Tout d'abord ELVY, il passait à la Rotonde et la salle était plutôt bien remplie. J'avais appris en visitant son Myspace et ensuite son site, qu'il avait opté pour une licence Creative Commons et sa musique pouvait se télécharger librement. C'est le premier artiste belge que je rencontre à avoir tout compris ! D'une part parce que le plus grand plaisir qu'on puisse faire à un artiste est de l'écouter, mais aussi car la gratuité de l'écoute est devenue une réalité non négociable. Ça fera bientôt 2 ans que j'essaye de le faire comprendre mais il faut malheureusement que le temps passe pour que les réalités se voient plus clairement ou du moins s'admettent. Donc voilà, Elvy est légal à écouter tout comme il est également agréable à entendre. Un peu Nirvana dans l'attitude, le look et même dans la voix mais heureusement pas autant dans le Rock. Ses ballades acoustiques sont douces, il accompagne sa voix angélique à la guitare. Il n'est par contre pas très bavard. Je vous encourage à visiter son site, il est simple, comme Elvy, mais l'essentiel s'y trouve. Sa philosophie se devine aisément, les paroles d'une partie de ses chansons s'y trouvent également. J'ai échangé quelques mots avec lui dans les couloirs du Bota, une communication très facile et agréable. Il m'a autorisé à publier les vidéos et en voici deux qui vous donneront envie d'aller le voir quand il reviendra ... et devinez quoi !? il passe ce 23 mars à L'ancienne Belgique en première partie de LIGHTSPEED CHAMPION et en remplacement de THE XX !

    Ah oui, j'oubliais, pour son album il a enregistré des morceaux avec Auryn aussi, décidément cette fille sera partout bientôt ! Et qui s'en plaindra après tout ;)


    Elvy - Do You Belong

    Elvy - Wasting Time



    Le second groupe m'a laissé un peu froid et j'en ai profité pour faire la connaissance des amis de Ghinzunete, Alexia de son prénom, aussi sympathiques et agréables qu'elle. On s'est quand même demandés ce qu'elle ferait si Ghinzu arrêterait, elle se surnommerait sans doute Danette car elle adore aussi Kris comme moi :)

    Le troisième groupe était également un peu Rock pour moi, ce qui m'amène directement au dernier de la soirée, mais non des moindres ; ABSYNTHE MINDED. Cet ensemble de 5 jeunes gars de Gand a été très étonnant, parfois détonant parfois bruyant mais surtout surprenant ! Visitez leur site, il n'est pas banal non plus, il est horizontal !

    Ils oscillent entre le Rock que je déteste et le Blues que j'adore, en visitant allègrement le Jazz comme s'il s'agissait d'une promenade de santé. Le violoncelliste, personnage charismatique et co-compositeur au sein du groupe, exploite cet instrument d'une façon incroyablement moderne et se fait aussi bien plaisir à la trompette. A la contrebasse et guitare basse un autre personnage semblant sortir de Blues Brothers. Le batteur m'a rappelé le personnage des Muppets, celui qui faisait péter ses bâtons en frappant sauvagement sur ses batteries ! Celui de ce soir devait les remettre en place pratiquement après chaque morceau. Au clavier Roland juché sur un vieux Hammond en bois, un musicien sorti des anciens polars... on devinait une atmosphère brumeuse autour de lui. Le chanteur et guitariste possède une allure de gentleman anglais anarchique, un digne descendant des Beatles, dont le style s'inspire parfois. Il est habité le bougre, il sait regarder son public en face et transmettre ses transes. J'ai détesté autant que j'ai adoré, devant autant de sentiments je ne pouvais que sortir satisfait de la salle mais choisirai quand même les morceaux avant de les passer... J'ai échangé quelques paroles le violoncelliste qui m'a expliqué qu'ils étaient déjà à leur 3eme album et que malgré la base Jazz qu'ils possèdent, ils aiment visiter plusieurs styles qu'ils apprécient également.

    A l'extérieur j'ai trouvé ma voiture entière cette fois, pas comme le samedi de Boutik Rock où on m'a défoncé ma splendide petite Twingo sans même laisser de carte.


    Absynthe Minded - Pretty Horny Flow

    Absynthe Minded - One Way Or Another
  • 09/02/2008 Les Blérots de RAVEL & Balimurphy à l'Orangerie du Botanique

    20 Feb 2008, 18:49

    Sam 9 fév. – Les Blérots de R.A.V.E.L., Balimurphy

    J'avais déjà assisté au concert des Blérots de RAVEL lors du festival Couleur Café 2007 et avais d'ailleurs écris un petit article en disant que j'aurais bien aimé les voir au Bota, alors voilà qui est fait à présent. C'est vrai que mon fils en avait gardé un mauvais souvenir en se faisant littéralement écraser contre les barrières et n'a pas osé retenter l'aventure. J'ai donc invité Lili Sygta qui lui fera plein de bisous pour le remercier de lui avoir cédé sa place. Le site du Botanique annonçait Sold Out alors que la salle était à peine moitié remplie, dommage car beaucoup d'amateurs on dû rater l'événement de peur de se trouver devant un guichet fermé.


    Balimurphy - J'hésite

    En première partie passait Balimurphy, un groupe que je ne connaissais pas encore. Formé par 5 artistes masculins et plutôt virils (je précise car on me connaît pour tomber amoureux de toutes les belles voix féminines et surtout que je craque rarement sur celle de barbus), 2 guitares, une contrebasse, un cajon donnant un ton très artisanal à la percussion et surtout un violon ajoutant une profondeur incroyable à l'ensemble. J'ai adoré l'ambiance feutrée qui s'est tout de suite installée, on sentait que les musiciens étaient à l'aise et prenaient du plaisir à se trouver sur scène. Leur musique est d'un genre difficile à définir, un rock folk tantôt mélancolique tantôt troubadour, des paroles profondes, une poésie permanente et surtout une philosophie de la vie qui me convient parfaitement. J'ai adoré « Le totem du progrès », c'est criant de vérité et les quelques paroles crues qu'on peut y entendre ne font que mieux l'affirmer.


    Balimurphy - Le totem du progres

    Balimurphy - Monsieur


    Après « Le testament » ils chantent bien entendu « Poussière » … je vous laisse découvrir vous-même touts ces trésors de poésie. « Le bilan » vient en poser un dans le courant de cette vie qu'on a l'impression de voir défiler durant ce concert fait d'hésitations, de doutes, de questions mais surtout de joie et d'optimisme. Dans la salle ça bouge pas mal et ils parviennent à préparer le terrain aux joyeux lurons qui suivront. Dans l'ensemble j'en garde le souvenir d'un moment délicat et profond. Ils font partie des artistes rares à avoir accepté que je publie toutes les vidéos et je ne me suis pas retenu d'en poster 7 (c'est mon chiffre préféré après tout) dont 4 dans cet article … cela dit, rien ne vaut l'ambiance qu'on peut ressentir de les découvrir sur scène où je retournerai certainement les voir et vous y invite sans modération.


    Balimurphy - City Guide


    Je vais quand même parler un peu des Blérots, après tout c'était eux le clou du spectacle… Il s'agit plus d'une troupe théâtrale proposant un spectacle en mouvement constant, des sketches et des chansons pour délirer. C'est difficile pour moi d'en parler puisque la musique n'est pas leur fort, je dirais même qu'à la longue elle devient monotone malgré tous les instruments réunis. Il s'agit ici d'un spectacle de rue auquel il faut assister avec les yeux d'un enfant. Ils font des grimaces, surtout la petite maigrichonne qui joue de l'accordéon et que je voyais un peu comme l'homologue féminin de Louis de Funès. La seconde gente féminine joue de la trompette, elle est plutôt timide et mignonne. Les quatre mecs sont sympas et tout le monde est de bonne humeur, c'est d'ailleurs le fil conducteur et le but de leur spectacle.

    Je n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer dans les couloirs du Bota pour demander si je pouvais publier des vidéos mais d'un autre coté vous en trouverez tout plein sur Youtube.