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Biographie

Rita (ריטה), née le 24 mars 1962, est une chanteuse israélienne d'origine iranienne qui a débuté sur scène en 1986 en tentant de représenter Israël au Concours eurovision de la chanson. Elle ne fut pas sélectionnée cette année là, mais retenta sa chance en 1990 avec la chanson "Shara Barechovot" (Je chante dans la rue).
Elle se classera 18ème avec 16 points.

Nous sommes en 1986. L'Etat hébreu prépare l'Eurovision. Lors du concours de présélection (Kdam Eurovision), diffusé en direct sur le petit écran israélien, une jeune candidate à la beauté du diable est venue tenter sa chance pour représenter Israël.

Rita, 24 ans, moulée dans une robe noire bustier, à la coiffure de lionne et au regard transcendant, attrape le micro. Elle est à une seconde de lancer sa carrière nationale et internationale.

D'une voix à la fois claire, aiguë et puissante, elle entame Shvil Habriha (Chemin d'évasion).

Ce soir-là, elle ne remportera pas la compétition mais aura gagné son ticket pour la route des étoiles. L'allure impérieuse et la voix de cette jeune diva connaissent une popularité immédiate.

Le lendemain, tout le pays ne parle que d 'elle. La chanson de la nouvelle star passe en boucle sur les ondes radio. La jeune femme attendait cela depuis près de vingt ans.

Toucher les âmes

Rita Yahan-Farouz naît à Téhéran le 24 mars 1962, de parents juifs iraniens. Dès l'âge de quatre ans, elle prend conscience de sa vocation.

Devant les invités du mariage de son oncle, accompagnée par deux violonistes, elle fait vibrer dans le microphone ses jeunes cordes vocales sur un chant perse.

L'assistance reste interdite devant le talent de la fillette au visage ovale et aux longs cheveux noirs. "Même si j'étais très jeune, j'ai compris que c'était ce que je voulais faire plus tard", se rappelle Rita.

En 1970, après avoir retrouvé sa fille (la sœur de Rita) en pleurs pour avoir refusé de réciter à l'école une prière musulmane, le père décide de quitter le pays. Fervent sioniste, il embarque donc toute sa famille vers le pays du lait et du miel.

Malgré le bouleversement du déménagement, les ambitions de la jeune fille restent intactes et ses projets sont clairs : apprendre à danser, chanter et jouer la comédie. D'une famille modeste, elle économise dès l'âge de dix ans le menu revenu de ses baby-sittings pour réaliser ses rêves.

"Je faisais tout ce que je pouvais pour gagner de l'argent parce que nous n'en avions pas assez chez nous pour le dépenser dans de telles activités", confie la chanteuse.

Adolescente, elle remporte un concours de chant et obtient une bourse d'études du Conservatoire de musique israélien.

Pendant son service militaire, elle intègre la troupe musicale de Tsahal et en devient la chanteuse principale.

Trois ans plus tard, elle prend des cours d'art dramatique à Beit Zvi, une des plus grandes écoles de théâtre du pays.

Dans les mois qui suivront sa première apparition publique en 1986 lors de Kdameurovision, Rita sort son premier album éponyme.

Pendant les années 1980, les Israéliens ont plutôt tendance à se tourner vers des artistes étrangers, mais Rita apporte un nouveau souffle à l'industrie phonographique israélienne puisque son album devient triple disque de platine en quelques semaines.

Grâce à ce succès, Rita peut travailler avec des artistes de renom tels que Hanokh Levin ou Rami Kleinstein - son producteur, qui sera son mari pendant vingt ans et le père de ses deux filles, Mechi et Noam.

A peine deux années ont le temps de s'écouler avant que Yemei Hatom (Jours d'innocence), son deuxième album, ne remporte le même succès que le précédent.

Les rythmes orientaux issus de l'héritage perse de la chanteuse, mélangés aux sons plus occidentaux des origines nord-américaines de son époux, font l'harmonie des chansons de Rita.

L'artiste israélienne accomplit la mission qu'elle s'était donnée depuis son enfance : toucher les âmes. Ce qu'elle fera en direct à la télévision en 1990, quand elle aura finalement le privilège de représenter son pays au concours de l'Eurovision.

Elle n'atteint que la dix-huitième place, mais son titre Shara Barehovot (Chanter dans les rues) connaît le même sort que Shvil Habriha et devient un tube en Israël.

Après une pause de quatre ans, paraît son troisième disque qui comprend le titre Ahava Gdola (le grand amour) - un succès considérable. Rita entame alors une tournée de trois ans à travers tout Israël.

A cette époque, elle est déjà connue dans le monde entier.

En France, ce sera en 1992 qu'elle se rendra populaire avec sa reprise du titre Roxanne du groupe américain Sting qui restera en tête du hit-parade pendant plusieurs semaines.

Interdite de séjour en Amérique

Mais c'est surtout aux Etats-Unis que se concentre son groupe d'admirateurs fidèles le plus important. Elle y donne des concerts à plusieurs reprises.

Chaque fois, elle fait salle comble. En 2003 cependant, ses origines iraniennes l'empêchent de se rendre sur le territoire nord-américain.

Les nouvelles lois sur l'immigration suite aux attentats du 11 septembre obligent Rita à se procurer un visa et un permis de travail. Qu'elle se voit refuser.

La star avait pourtant déjà vendu tous les billets de ses douze dates de concerts prévus à New York, Los Angeles et Miami. Même si elle se dit attristée de voir ce qui s'est passé en Iran depuis son départ, le peuple perse n'en garde pas moins "une place toute particulière dans cœur,", confie la chanteuse.

En Israël, Rita jouit d'une reconnaissance maintes fois réitérée. La plus remarquable sera l'honneur qui lui sera fait en lui demandant de chanter sa version de l'hymne national de l'Etat juif, Hatikva, pour les célébrations du cinquantième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

Outre sa prestation grandiose, l'événement est resté gravé dans les mémoires parce qu'entouré par la controverse.

En effet, alors que par le passé, de nombreux chanteurs israéliens populaires ont accepté d'accomplir cette tâche gracieusement, Rita, elle, réclame, dit-on, 70 000 shekels.

Une somme exorbitante qui suscite de vives protestations de la part du public israélien. La diva annonce alors à la presse qu'elle ne chantera pas pour l'occasion.

Il faudra un appel du Premier ministre de l'époque (Binyamin Netanyahou) en personne pour qu'elle accepte de se produire. Elle parvient à se rallier la sympathie du public en reversant l'intégralité de son salaire à un hôpital pour malades atteints de cancer.

Rita semble donc avoir la folie des grandeurs. En tant qu'artiste, ce qui l'impressionne d'ailleurs, ce sont les shows à l'Américaine. En 2006, elle décide de monter un spectacle digne de ses ambitions. Entièrement en anglais, One attire 100 000 Israéliens qui assisteront à une somptueuse prestation combinant lasers, cracheurs de feu, images en trois dimensions, et plus de 40 danseurs, acrobates et comédiens.

A l'aube de la cinquantaine, Rita affirme pourtant se sentir plus en forme que jamais pour remonter sur scène.

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