Ignorer

As your browser speaks English, would you like to change your language to English? Or see other languages.

Une nouvelle version de Last.fm est disponible. Pour que tout fonctionne correctement, veuillez rafraîchir le site.

Biographie

Si j’en en entends encore un me dire que le Rock et un genre fermé, peuplé d’une ribambelle de musiciens sectaires, je lui en claque trois… Fallait quand même oser en tant que combo de Rock, vouloir s’appeler MYXOMATOSIS, et de surcroit sortir un premier album faisant encore plus la part belle à cet ultravirus qu’est la myxomatose.
Alors franchement, je dois dire que cette chronique aura été la plus difficile à réaliser, et pour les raisons qui suivent.
Ces quatre Canadiens, tous issus d’horizons musicaux et géographiques différents nous proposent ici un concept pas évident à saisir au premier abord. Le fil conducteur de cet opus : un personnage à la vie peu trépidante et aux aspirations refoulées, contracte le virus suite à une morsure de lapin; rentré dans un état second, s’ensuit pour le brave type un processus d’introspection sur ses réalisations et les dilemmes sous jacents. Et évidemment, les quinze titres nous expliquent cela avec soin.
Jusque là, rien de particulier me direz vous ! Bien si !
MYXOMATOSIS, s’est construit un univers tellement particulier qu’il n’est franchement pas facile de l’entrevoir spontanément, juste ’’éclairé’’ par une musique sortie d’un contexte général. Pour tout dire … après les deux premières écoutes, je n’avais pas accroché sur ‘‘Myxomatosis’’ en plus de l’avoir trouvé très long ; 76 minutes quand même. Mais comme je dois être assez maso et pugnace, j’ai poussé le vice à le réécouter une troisième fois, et là, miracle !
Les musiciens ont su faire fusionner leurs influences riches et variées, qui vont du Rock, Rock Alternatif, au Rock Progressif et Metal Progressif. Avec quelques envolées un peu ‘‘fofolles’’ à la sauce SYSTEM OF A DOWN, THE MARS VOLTA, PRIMUS et bien sûr tout ce qui se fait de bien et d’aboutit en matière de Rock en tous genres. Mais là ne réside pas leur principal atout, et il faut fouiller pour comprendre la démarche du groupe qui vraiment à prendre comme un ensemble.
Leur musique imagée se devait de l’être tout autant au travers de supports médias et artistiques différents, et c’est bien ce que font les quatre protagonistes. Tout ce qui est possible d’utiliser pour mettre en valeur leur univers est mis à profit en combinant un aspect visuel, appuyé par de la vidéo, des éléments théâtraux, des danseuses contemporaines, des artistes de cirque, de la peinture en directe et des musiciens invités lors des prestations scéniques. Alors effectivement ce sont des arguments qui ne se voient évidemment pas sur un album, mais sachant cela, les choses deviennent tout à coup beaucoup plus limpides à l’écoute de la tracklist.
L’atmosphère onirique et le caractère ‘‘tournes hypnotiques’’ de beaucoup de passages instrumentaux, avec un écho sur la guitare électrique claire à la manière de POLICE ou U2, une batterie à l’approche plus percussion que ‘‘Rock appuyé’’, des accompagnements de clavier et autres séquenceurs éthérés, succèdent allègrement aux passages plus marqués Rock/Metal Progressif aux forts accents des combos cités plus haut.
Les alternances continues entre les accords ou arpèges à la guitare électro acoustique et l’électrique, sont assez bien réussis et vont dans le sens du concept développé par le groupe, et je trouve que le travail de la batterie est excellent. Tantôt bien sentie et présente, ou au contraire, sobre, presque feutrée et abordée façon percussion. Le fait qu’il joue aussi fréquemment avec le timbre de sa caisse claire, confère une couleur particulière aux compos, qui n’est pas pour me déplaire.
Ce que le combo défend aussi est son authenticité et là encore personne n’est pris en traitre. MYXOMATOSIS a auto financé son album, pour respecter j’imagine sa vision artistique personnelle, et le résultat est là. La personnalité est respectée et ça sonne en marge de la production Rock habituelle. L’identité propre à ce niveau, et par les temps qui courent, est plus qu’un luxe.
Enfin, et cerise sur le gâteau, je n’allais pas oublier d’expliquer quelle était la manière la plus simple de se procurer cet opus….il suffit de s’inscrire sur leur site, pour avoir le droit de le télécharger. Encore une preuve de l’ambition des musiciens de se démarquer, fallait oser, mais c’est tout de même de mon point de vue, une opération risquée. Je sais qu’aujourd’hui, vivre de la sa musique est un pari difficile, mais de là à scier sa propre branche…

www.myxomatosismusic.com

——————————————————————————–

Alexandre Pelletier - Vocals
Marc Papillon - Guitar, Violin, Back vocals, Sequences
Simon Brault - Bass
Olivier Laroche - Drums and percussions, Tablas, Didjeredoo, Marimba, Back vocals, Sequences

Modifier ce wiki

API Calls