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Après plusieurs années passées au service d'autres musiciens comme Animal Collective et au sein du projet Ariel Pink's Haunted Graffiti, John Maus se décide en 2006 à faire paraître son premier recueil de chansons (Songs), fruit de cinq années d'enregistrements minimalistes (basse, claviers et boîtes à rythmes) effectués en solitaire. Il se distingue immédiatement de ses amis de la nouvelle scène hip de Los Angeles par son goût pour les compositions baroques et par ses influences obscures et froides comme Minimal Man. L'efficacité de son electropop kitsch, magnifiquement symbolisée par des morceaux comme Maniac et Just Wait Till Next Year, contribue à le faire connaître d'un public dès lors de plus en plus large, phénomène MySpace aidant. Love Is Real, son second album au parfum d'ascétisme et de retraite spirituelle (le jeune homme a quitté l'agitation de Los Angeles pour les terres du Minnesota), est sorti en fin d'année 2007 sur le label londonien Upset! The Rhythm.

Ce n'est certes pas non plus l'artiste le plus connu du moment, mais son dernier album, We Must Becomes The Pitiless Censors Ourselves (paru juin 2011), va certainement changer la donne. Tout ce que le net compte de blogs pertinents bruisse d'ailleurs déjà autour de l'artiste américain que l'on décrit comme le pendant new wave d'Ariel Pink avec qui il a beaucoup collaboré et gardé des liens étroits.

Dans la lignée de Cold Cave, en moins confiné, ou de Geneva Jacuzzi en moins "girly", la musique de John Maus fait se croiser références 80 et lo-fi synthétique, amoureusement fabriquée dans son home-studio de bric et de broc. En gros, John Maus, c'est Cabaret Voltaire et Chris & Cosey, New Order et les trublions disco-punk du label Italians do it Better, tous embarqués dans la même soirée.

Philosophe de carrière en possession d'un doctorat de science-politique, John Maus décline également son identité de dandy növo avec la distance et l'humour de son intelligence. Cela ne l'empêche pas non plus de se passionner comme un fou pour les harmonies vintages dont accouchent ses synthés, ni de nous pondre des singles new wave en or massif, comme ce "Quantum Leap", disponible depuis quelques semaines en téléchargement gratuit.

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