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Biographie

La question n'est pas : « C'est bien, Dirty Beaches ? » mais plutôt « Comment apprécier Dirty Beaches ? » Aimer, ne pas aimer, c'est secondaire, avec ce genre de musique. Alex Zhang Hungtai, trentenaire énigmatique né à Taïwan mais vivant à Montréal, n'a jamais vraiment eu de chez lui. Inspiré par les films obscurs de David Lynch, il reconstitue les fragments d'une histoire brisée – son histoire – au son d'un rock fifties au grain lo-fi, un peu comme si les vinyles de son papa avaient pris la poussière. Dirty Beaches, c'est une enveloppe sonore. Vous ne saurez l'apprécier en ayant sué des yeux pendant trois heures (devant Facebook). C'est la nuit, les sens embrumés et l'esprit serein, que vous évaluerez la subtilité de ce que l'artiste aime décrire comme « la bande-son d'un film qui n'existe pas ». Ado, il bossait d'ailleurs dans un magasin de VHS. Alex Zhang Hungtai me passionne, à vrai dire. Vous ne serez pas déçu par les interviews. Au passage : il tient un blog sur lequel on peut découvrir ses sensibilités artistiques du moment, c'est plutôt intéressant. Il est drôle de constater que la musique expérimentale est bien souvent l’œuvre de gens très intelligents, peut-être parce qu'ils détiennent un sens aigu de l'esthétique qui leur permet de rendre beau quelque chose de décousu. Dirty Beaches, c'est chaotique, certes, mais c'est surtout crédible, et c'est tout ce qu'on demande. Une porte ouverte au rêve.

(ps: source Le Nuage Noir)

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